Keep the faith...
par Valeried le 11/03/2010 à 6h22
J'ai vraiment de plus en plus de mal à raconter nos aventures californiennes. A vrai dire, j?ai écrit quelques posts, mais je ne les ai pas publiés parce qu?à chaque fois, je les trouvais trop personnels, trop répétitifs...et aussi parce que canalblog joue des siennes et refuse de publier la plupart de mes photos... Mais me revoilà ! Plus le temps passe, plus je me rends compte que je vis maintenant les choses plus que je ne les regarde et du coup, il m'est moins facile de m?étonner de ce que l?on est devenu, plutôt que ce que l?on regardait? logique ! En août, il y aura 4 ans que nous sommes arrivés ici. Un long chemin durant lequel nos aventures californiennes sont devenues notre quotidien?presque banal?enfin pas encore?ouf ! Beaucoup de choses, que je désirais au départ se sont accomplies, les enfants sont devenus parfaitement bilingues?et maintenant mon souci est plutôt de maintenir leur niveau de français !!!! Ils se sont aussi parfaitement intégrés à la vie américaine (un peu trop d'ailleurs) et ils oublient un peu plus chaque jour ce qu?était la France. Apolline, par exemple s?imagine que toutes les Françaises sont élégantes, vivent à Paris et portent des bérets?oh la la ! Quant à moi, je fais mon chemin entre un style de vie californien et des racines bien françaises...et parfois je souris en voyant ce que parfois je deviens. J?aime dorénavant, en bonne américaine des villes, aller chaque jour chez Starbuck, non pas encore pour acheter un "latte", mais pour acheter mon « Tall Chinese Green Tea » que j?accompagne avec délice d?une tranche de pumpkin bread à me damner... . J?ai aussi toujours dans ma voiture un tumbler rempli d?eau ou de thé que j?emmène partout. Il y a quelques temps je trouvais ridicule d'aller chez Starbuck, quand je pouvais me préparer la même chose à la maison. De même, que je me demandais pourquoi les américaines avaient toujours besoin de se promener partout avec leur cup de café ou leur bouteille d'eau. Mourrait-il de déshydratation ? je n'ai pas de réponse, je suis devenue addicte aussi. Les repas du soir se passent toujours autour de la table (ouf), par contre les repas du midi ont quasiment disparu. On grignote, c'est tout...Et moi qui voulait donner des leçons de diététique aux Américains quand je suis arrivée. C'est raté, ils ont gagné... Nous continuons tout de même à acheter une baguette tous les jours?à 2 dollars 50, faut le vouloir..et je le veux !!!...Mais attention, je ne fais pas encore de sandwich PBJ (Peanut Butter and Jelly) aux enfants, non le sandwich aux saucissons et aux cornichons envahit encore la lunch box des enfants?. Par contre, en bonne californienne, le matin j?emmène mes enfants à l?école en sneakers et short et je file, après avoir les avoir déposé, courir mes « miles » en préparation du "half-marathon" prévu en mai?Ce sera mon premier half-marathon, et oui toute bonne californienne court un marathon une fois par an...et bien sûr je courrais pour une bonne cause... ...J?ai aussi un travail qui me va bien. J'ai cherché un peu longtemps puis finalement, l'évidence c'est que ma nouvelle mission était ici d'enseigner notre langue aux américains et aux petits français qui oubliant la langue de molière. Un travail parfait dans une école de langue et dans une école française... Côté vie sociale, je crois pouvoir dire que je me suis faite de vrais amis, avec qui je partage mes fromages et mon vin français?et enfin pour prouver que nous installons bien ici pour un moment, nous envisageons maintenant l?achat d?une maison?Bref nous profitons de tout ceux que peut nous apporter une vie à l'étranger. ?Il y a tout de même un truc qui n'a pas marché comme je l'imaginais.?On m?avait dit qu?au bout de 6 mois, je parlerais couramment l?Anglais, sans accent...et bien on n'en est pas encore là et pas sûr que j'y sois un jour... Oh, je n?ai aucun problème de communication, mais je trouve tout de même injuste que mes enfants soient devenus parfaitement bilingues en 6 mois, et que moi, on me demande toujours de quel pays je viens dès que j'ouvre la bouche..no coment Malgrè mon accent Français, ici, c?est devenu chez nous et on y est bien ?Cela ne veut pas dire que la France ne me manque pas.. Je mentirais si je ne disais pas que j?ai la nostalgie des petites rues, des maisons, de l?architecture, de l?atmosphère, de la déco (même si j'aime le shabby chic)? et bien sûr le manque des amis, de la famille et de tout ce qui faisait ma vie en France. Grâce à ce blog, je reçois régulièrement des emails de ceux qui comme moi, ont un jour eut le rêve de quitter la France pour partir aux US. On me demande souvent des conseils sur les visas, sur le choix de la ville, sur les enfants, le choix des écoles, sur le coût de la vie? J?avoue qu?il m?est difficile de répondre. Mon blog est le reflet d?une vie, la mienne et je pense que chacun vivra son expatriation avec ses propres tripes? De notre côté, nous voulions tous venir ici, nous voulions vivre comme les Américains, nous avons tout de suite fait le choix d'une vie à l'américaine : école américaine pour les enfants et nous voulions nous intégrer et découvrir chaque jour de nouvelles choses. Il a fallu parfois passé outre certaines déceptions, mais nous sommes toujours restés ouverts, nous avons toujours eu un regard positif.. Le facteur chance nous a aussi beaucoup aidé. Nous sommes arrivés icidans des conditions assez incroyables, dans un endroit plus que privilégié, situé en Californie du sud, dans le comté de l?Orange County, "in the safest City in America", avec ses 320 jours de soleil par an, ses kilomètres de plages, sa lumière incroyables et ses couchers de soleil, ses palmiers, sa douceur de vivre, ses habitants sportifs et toujours souriants, ses banlieues chics, ses grandes maisons de lattes en bois avec piscines et jardin qui se vendent plusieurs millions de dollars.? Si Partir, s?expatrier, c?est un peu jouer à la loterie, il y aura un gros facteur chance qui fera que vous vous sentirez bien ou pas?et puis aussi il faudra apprendre à vivre au jour le jour, se dire que rien n?est acquis, rien n?est sûr, mais que chaque jour est d?une richesse exceptionnelle. Chaque jour est une vie ici? J?ai rêvé 39 ans avant de réaliser mon rêve et chaque jour je me dis que j?ai la chance d?avoir pu le réaliser. Je me souviens de ma première année ici. Nous venions de Grenoble, une ville tellement nature, tellement en opposition avec cet endroit trop clean, trop parfait, trop aseptisé... Il aura fallu quelques mois d?adaptations et surtout de bonnes rencontres pour réussir à prendre part à la vie ici et se rendre compte combien il est agréable de vivre dans un endroit où le ciel est tous les jours bleu et où les gens vous sourient constamment? dans un tel contexte, à moins d?être vraiment « grumpy », on devient positif et heureux, quoi qu?il arrive. J?essaie pourtant de garder un esprit critique sur tout ça?. Il n?en est pas de même pour mes enfants qui oublient chaque jour un peu plus la vie en France. Théo, 9 ans en vient à « à avoir peur » chaque fois que nous sortons de la ville, notre bulle, et encore plus chaque fois que nous osons nous aventure à Los Angeles !!!! Oui j?ai bien conscience que nous habitons dans une bulle?Je vais d?ailleurs peut-être vous faire sourire. L?autre fois, alors que j?étais mal garée sur un parking? J?ai retrouvé un petit papier « fort injurieux » sur ma voiture. Au lieu d?être froissé, j?étais heureuse car pour la première fois depuis longtemps? J?avais eu droit à une insulte, à un rebelle, ça m'a fait presque du bien ! !!...Oui je sais ce que vous pensez?C?est limite triste !!! Dans cette ambiance édulcorée, j?ai appris évidemment à « positiver »? Il était dans ma nature française de ne voir que ce qui n?allait pas, plutôt que ce qui allait? J?ai appris que l?on pouvait faire autrement. Je suis professeur de français dans une école de langue et à l?école Française, j?ai des adultes surtout, mais aussi des enfants?Et bien, j?ai vite compris que si je voulais être reconnue comme un bon professeur auprès des parents et d?enfants, il fallait non seulement que je sois bon pédagogue, mais surtout que je sois positive, que je félicite à tout bout de champs, que j?encourage sans cesse et surtout que je distribue les sacro-saints « stickers « good job » » tout a long de ma classe? Oui, c?est comique, limite ridicule, mais finalement qu?est ce qui encourage le plus un enfant la sanction ou la valorisation ? pajama's day Bulle ou pas la vie est enrichissante ici. Nous continuons à vivre des choses que nous n'aurions jamais vécues. Tristan, mon fils aîné est senior en High school, c?est-à-dire qu'il est en terminale. Alors qu'il devrait souffrir en France en bachotant, il passe ici une année digne de « High school musical 3 ». De plus, Tristan est dans la « show choir » de l?école, une classe où il met en scène des comédies musicales. Une année digne de "Fame". Et oui, voilà l'intérêt d'une expatriation, on vit des rêves qu'on n'aurait jamais imaginé vivre...Notre prochain rêve, passer des vacances dans un ranch, avec des vrais cow-boys...quand je dis ça à mes copines américaines, elles ne comprennent pas comment moi je rêve de cette banalité là, alors qu'elles rêvent de Paris...Et oui, le bonheur est toujours là-bas...Alors comme nous vivons là-bas, on en profite pour vivre ces moments-là.





New Mexico : the Faraway...
par Valeried le 18/01/2010 à 21h26
« Well! Well! Well!...This is wonderful. No one told me it was like this!"...Voilà ce qu?à dit Georgia O?Keefe, célèbre peintre américain, en 1929 quand elle arrivée pour la première fois au New Mexico. En Novembre dernier, nous sommes partis quelques jours pour le New Mexico. Quelques photos dans un magazine m?avaient donnée envie d?aller là-bas. Nous avions prévu de déambuler entre Albuquerque, Santa Fe et Taos et de nous balader dans les montagnes désertiques? Le New Mexico est un État du sud-ouest des Etats-Unis, bordé à l'ouest par l'Arizona, au nord par le Colorado, à l'est par le Texas et au sud par le Mexique. C?est un état essentiellement montagneux qui possède la capitale la plus haute, Santa Fe à 2100 m. Le Nouveau-Mexique avant de devenir état Américain en 1912, a appartenu tout d?abord à l?Espagne dès 1539 et au Mexique de 1821 à 1846. L'état du Nouveau-Mexique a une grande variété de paysages. On y trouve de vastes déserts dont les tonalités de couleurs vont du rose à l'ocre, mais aussi de hauts sommets enneigés et de vastes plateaux appelés mesas. Les couchers et lever de soleil sont magnifiques, des couleurs qui changent constamment entre le blanc, le gris, le bleu vivide. Le New Mexico m?a totalement inspirée, aspirée... Oui, tout comme Georgia O?Keefe je suis tombée sous le charme de cet endroit d?une beauté austère et exquise et dont l?espace semble infini. Un je-ne-sais-quoi que l?on ne peut trouver nulle part ailleurs aux Etats-unis. Le New Mexico est aussi étrangement un lieu que l?on voudrait exploiter seule, un lieu où l?on aimerait se recueillir. Un lieu très spirituel... Une de mes étudiantes m?a d?ailleurs dit qu?il n?était pas inhabituel que des Californiennes en mal de vivre décident à la quarantaine, après un divorce?, d?émigrer vers ses terres... Beaucoup d?artistes de Los Angeles y ont une maison dans les montagnes? D'ailleurs, l'écrivain français J.M. Le Clézio vit depuis plus de quinze ans à Albuquerque où il enseigne et apprécie lui aussi le symbole de la vie à la frontière mexicaine. Ok, c?est un endroit de recueillement pour les privilégiés, pourtant cette terre garde un réelle authenticité à la portée de tous, comme au temps où les Indiens occupaient cette terre. Albuquerque, Santa Fe et Taos ont été nos points de repère dans cette balade (spirituelle). Quand on traverse ses villes, ce qui étonne c?est le style local des habitations, ainsi que les couleurs obligatoires. C'est tellement rare aux USA. La plus grande ville du New Mexico est Albuquerque. C?est une vieille ville historique et un grand centre culturel indien. Elle accueille d?ailleurs le plus grand rassemblement Pow-Wow des nations indiennes, qui est le plus grand festival culturel des USA, chaque printemps. Au Nord-Ouest de Santa Fe à 34 miles se trouve Los Alamos où la première bombe atomique fût créée. Une halte plus intéressante pour mes garçons que pour moi ! Ce petit village attire de nombreux scientifiques du monde entier qui viennent visiter les laboratoires nationaux de Los Alamos. Santa Fe, la capitale du Nouveau-Mexique, est aussi la plus vieille capitale des Etats-Unis d'Amérique : les Espagnols la fondèrent en 1610, dix ans avant l'arrivée des Pères Pèlerins à Plymouth. Santa Fe est une destination vacancière réputée des USA. Cette ville est aujourd?hui La Mecque de l'Art aux USA depuis que des artistes l?ont remise à la mode. Plus de dix musées et plus de 200 galerie d?art ravissent les amoureux d?art et d?histoire. La ville a adopté un style architectural hérité des anciennes constructions : enduit ocre, toits en terrasse, balcons de bois et poutres apparentes en surplomb des murs. Ce style donne à la ville un cachet bien particulier, celui du "sud-ouest". Un vrai décor de western ! Santa Fe est à 2100 mètres d'altitude. La température change au long de la journée comme au long de l'année : elle dépasse 30°C les jours d'été, mais durant l?hiver, Santa Fe devient une merveille enneigée avec le soleil éblouissant et un ciel bleu limpide. Nous n?avons d?ailleurs pas eu chaud en ce mois de novembre ! C?est un endroit fantastique à l?approche de Noël lorsque la ville est illuminée par des farolitos (des sacs en papier remplis de sable et éclairés par des bougies). Les gens les mettent le long des murs, des toits, des maisons, des entrées de garage et des trottoirs. Si Santa Fe est étonnante, je suis totalement tombée sous le charme de Taos dont l?atmosphère si spirituelle : c'est là que vivent les Indiens "sauvages"? Taos ressemble à Santa Fe pour le style et les galeries d'art, mais elle est beaucoup plus petite. Beaucoup d?indiens vivent encore ici. Ils vivent pour la plupart dans des pueblos en adobe. Le Nouveau-Mexique est la demeure de 22 nations Indiennes souveraines, dont la Nation Navajo, 2 nations Apache et 19 pueblos. Les 19 pueblos du Nouveau-Mexique appartiennent aux communautés tribales les plus anciennes des Etats-Unis. Malgré la perte des terres dues à la colonisation par les gouvernements espagnol, mexicain et américain, les Pueblos continuent à exister et être des lieux de résidences pour les indiens. Il faut dire que ce sont des lieux extrèmement spirituels aussi.. Dans les pueblos, on peut acheter des oeuvres d?art et d?artisanat raffinées, des bijoux authentiques... Je me suis fait bien plaisir, d'ailleurs ! Nous avons visité le pueblo de Taos et je suis tombée sous le charme de ce lieu étonnant, même si les ruelles où les maisons qui sont habitées sont interdites d'accès... Les habitants y sont aussi d'une grande gentillesse et sont près à expliquer leur manière de vivre et de voir les choses... A visiter tôt le matin pour plus d?authenticité ! Taos attire depuis deux cents ans, des artistes et écrivains conquis par la spiritualité des lieux, la lumière particulière et les paysages du Plateau et de la montagne. Même si aujourd?hui, des galeries et magasins de souvenirs s'y sont développés, Taos garde le charme d'un village, avec sa petite place aux bancs de fonte peinte, ses maisons anciennes et ses rues étroites. Un peu plus loin, on peut visiter le Bandelier National Monument qui offre un paysage magnifique où l?on trouve des grottes qui ont été habitées pendant des siècles. Les premiers Indiens ont été les premiers à exploiter ces lieux il y a plusieurs millénaires et y ont laissé de magnifiques dessins artistiques sur les parois rocheuses. Ici coule aussi le fameux Rio Grande que l?on peut admirer en allant jusqu'au pont du Rio Grande. Le Rio Grande traverse entièrement l'état du Nouveau-Mexique depuis la frontière nord jusqu'à la frontière sud. Quand on va au New Mexico, on revient "obligatoirement", comme moi, avec des bottes de cow-boy, des ceinturons, des ceintures et des chapeaux faits sur mesure ainsi que les bijoux?. Santa Fe et Taos sont des destinations recherchées pour les visiteurs internationaux à la recherche d?objets d?art. La cuisine est aussi un petit paradis : un mélange de saveur mexicaine et indienne et un savoir-faire étonnant. J?ai visité le New Mexico avec la voix de Georgia O'Keeffe dans la tête. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cette artiste peintre après avoir visité son musée à Taos. Une femme totalement audacieuse dont l?histoire romanesque ne m?a pas laissé indifférente, je dois l?avouer. Georgia O'Keefe est considérée comme une des peintres modernistes majeures du 20ème siècle. Elle fut mariée au photographe Alfred Stieglitz, qui exposa ses tableaux qui les rendirent célèbres. Georgia O'Keeffe est surtout connue pour ses peintures de fleurs de grande envergure, celles de la vile de New York, des ossements d'animaux et les paysage du New Mexico. Née en 1887, elle est morte en 1986. "Anyone who doesn't feel the crosses simply doesn't get that country » Georgia O?Keefe. Au New Mexico, il y a des croix partout, héritage du 15ème siècle quand l?Espagne maître des lieux voulait propager la religion catholique chez les indiens en construisant des missions. "The bones seem to cut sharply to the center of something that is keenly alive on the desert even tho' it is vast and empty and untouchable...and knows no kindness with all it's beauty." - Georgia O?Keefe Quand on se balade dans les montagnes désertiques on trouve répandu un peu partout des ossements d'animaux blancs. Georgia 0?Keefe a été rendue célébre par ces peintures d?ossements qu?elle recueillait dans le désert. Les ossements deviennent même des oeuvres d'art. Voilà, que dire d?autres, les photos parlent d?elle-même et je vous encourage à visiter le New Mexico bien sûr. En tout cas, moi j?y retournerai, c?est sûr?et si j?en avais les moyens, je rêverais d?avoir une maison là-bas face à ses montagnes rouges... "It's my private mountain, It belongs to me. God told me if I painted it enough, I could have it." Georgia O?Keefe "When I think of death, I only regret that I will not be able to see this beautiful country anymore...unless the Indians are right and my spirit will walk here after I'm gone."?.Georgia O?Keefe.

I'll be home for Christmas...
par Valeried le 13/12/2009 à 16h43
Oh la la, voilà que je délaisse à nouveau ce blog...
Rien à dire ? Tout le contraire, j'ai trop de choses à dire, trop de choses à montrer et ce temps qui va trop vite pour moi, pour nous...
Je voulais parler de Thanksgiving, de l'optimisme à l'américaine, de notre merveilleux voyage au New Mexique et des "Holidays" qu'on prépare depuis bientôt un mois...Oui, j'en ai des choses à dire et des centaines d'images dans mon APN...
Alors, je reviens la semaine prochaine où je serai en vacances et je reviendrai même avec des recettes..
Talk to you later !
Halloween or how to be in a sugar high!
par Valeried le 04/11/2009 à 8h03
Trop de M&M's, trop de Starbust, de Snickers, de Fun dip, de Musketeers, de Goober's, de Tootsie Roll...et pourtant j'aime de plus en plus cette fête... J'aime préparer Halloween, décorer d'abord la maison, "carver la pumpkin", admirer les décorations des voisins, choisir les déguisements des uns et des autres, acheter les bonbons, préparer des desserts "spooky",... J'aime que la soirée d'Halloween soit remplie, j'aime qu'on s'invite avant et après le "treat or trick", j'aime maintenant préparer un repas spécial, comme le Chili... Et surtout j'aime cette fête, parce que personne ne se prend au sérieux. Finalement je me suis appropriée cette fête... Admirez mes "Glow Fingernails" ! Avant le "trick or treat", c'est l'occasion d'organiser des party pour les enfants, histoire de manger encore trop sucré mais surtout de s'amuser... Et le lendemain, la vie continue, on reprend ses habitudes, on va à la plage... La belle vie quand même, la vie en Californie...
trick or Treat...
par Valeried le 28/10/2009 à 7h43
Ca y est, c'est reparti... On ne voit que de la "pumpkin" partout, on ne mange que du "pumpkin bread", des "pumpkin muffins", à tous les coins de rue, il y a des "pumpkin patch"... et enfin toutes les maisons arborent leurs décorations Halloweeniènes et l'on se prépare à fêter grandement Halloween, ce samedi. Une tradition qui ne se perd toujours pas... Des pumpkins, des grosses, des petites, des belles...et des pas belles. on renoue avec la tradition des "natives" On choisit la plus belle, la plus grosse dans les pumpkin patch On choisit les décorations les plus "spooky" Et on "décore" sa maison discrétement... Ici, il continue à faire un temps magnifique... Pourtant il y a quelques semaines, il a plu pendant deux jours, et tout le monde était comme prostré, triste?. En fait il n?a quasiment pas plu depuis trois ans et la Californie du sud manque sévèrement d?eau. L?hiver va paraît-il alterner pluie et soleil, car cette année, « El nino est de retour ». Pas de quoi se réjouir, El Niño déroute les cyclones tropicaux et déplace les zones de précipitations et de sécheresse. En 1997-1998, il a causé de dramatiques inondations en Californie. Et en 2002, il a déchainé des tempêtes meurtrières et des glissements de terrains.. En tout cas pour l'instant, la température continue à avoisiner les 30 °...alors on en profite ! Trick or treat !
California forever...
par Valeried le 04/10/2009 à 5h23
J'ai bien délaissé ce blog... J'ai des milliers d'excuses et aucune à la fois. J'aurais pu trouver du temps, même si je travaille maintenant à plein, mais finalement c'est surtout le temps qui va trop vite, comme pour la terre entière... L'été est déjà fini sur le calendrier, pourtant il se poursuit encore chaudement sous le soleil Californien...et on en profite ! Alors, quelques photos de notre été Californien... 4th of July Joshua Tree National Park Palm Spring, un oasis opulent au milieu du désert Big Bear Mountain, un havre de paix qui nous rappelle les Alpes, à quelques petits kilomètres du désert Laguna Beach...encore et toujours Summer Cakes et Cupcakes".... des enfants qui se la coulent douce.... Des enfants qui se la jouent à la mode Californienne.... Un petit nouveau dans la famille... Back to school... What about you?
Mother's day...
par Valeried le 12/05/2009 à 6h03
Même si Mother's Day se fête beaucoup plus tôt qu'en Europe, la tradition reste la même aux US. Les enfants fabriquent à l'école des petits trésors pour offrir à leur maman le jour de Mother's Day...
Certaines écoles, surtout les preschools, organisent la semaine qui précède la fête des Mamans, un "Mother's Day Tea Party" où l'on demande aux mamans de mettre leurs plus belles robes...
...mais aussi leurs chapeaux et leurs gants.
Pour moi, ni chapeau, ni gant... Apolline préfère sa maman "nature"..(Ouf). Au programme de la Tea party, on papote entre mamans autour d'une tasse de thé, on mange des scones (Yummy!), puis les enfants chantent et dansent avec leur maman et offrent un petit cadeau... La Tea party, une coutume rétro qui caractérise bien les US, entre tradition conservatrice et modernité à outrance...
Mother's Day, c'est aussi le traditionnel Sunday Brunch. Ce dimanche-là, il est encore plus difficile que d'habitude de trouver une table dans un restaurant...
Pour moi, simplement, une coupe de champagne, une gauffre avec des tranches de bananes et de fraises, des noix de macadamia et un peu de mapple syrup...Yummy!
Mother's Day, c'est aussi pour moi, une petite balade rituelle, mais tellement belle, autour de Laguna beach... Je ne me lasse pas de ce paysage, de ces fleurs, de ces couleurs....
Et pour finir un petit verre au Montage, hôtel de luxe+++...
Cinco de Mayo Party...
par Valeried le 08/05/2009 à 7h03
« Hey, Valerie, let's celebrate Cinco de Mayo with some tacos and good Mexican drinks!!! If you would like to bring a side dish...great...list that in your response. »...
Désolée, l'invitation n'est pas pour vous, mais mon petit doigt me dit qu'en ce moment tout ce qui parle du Mexique fait peur en Europe. J'ai même lu qu'en France, on suggérait de ne pas venir en Californie...V ue d'ici, j'avoue que ne pas comprendre cette folle panique...Ici, on se lave peut-être un peu plus souvent les mains, mais je vous rassure je ne porte pas de masque quand je sors....Mais là n'est pas le sujet...Ouf !
Mardi, beaucoup d?Américains de la côte Ouest et natifs du Mexique ont fêté Cinco de Mayo?Vous ne connaissez peut-être pas cette fête ??et pourtant c?est un jour qui concerne les Français? Enfin ce jour, n?est pas forcément une fête et j?aurais peut-être dû m?abstenir de le célébrer ? Disons que l?appel de la Margarita a été plus fort que l?Histoire?Bon je vous raconte vite fait?
Le 5 mai 1862, l'armée Mexicaine a battu l'Armée de Napoléon III, réputée parmi les mieux formées et équipées dans le monde, au Mexique lors de la Bataille de Puebla. A l?époque, sous prétexte de forcer le paiement d?une dette, et surtout avec l?idée de créer un empire au Mexique, Napoléon III avait conduit 6 500 soldats Français vers le Mexique pour prendre la capitale. Les troupes françaises ont marché dans la ville de Puebla et ont rencontré une résistance de 2000 paysans Mexicains qui n'ont fait qu'une bouchée de ces Français-là. Cette victoire de taille pour les Mexicains a montré que le Mexique, et toute l'Amérique latine, était prêt à se défendre de toutes les interventions étrangères et surtout ceux des États impérialistes...comme la France !
Si Cinco de Mayo est célébré largement aux Etats-Unis, elle ne l'est presque pas au Mexique, si ce n'est dans la ville de Puebla elle-même. Le succès du Cinco de Mayo aux Etats-Unis remonte aux années 60 avec le mouvement d'étudiants chicanos de la fin des années 60 en Californie qui s'était cherché un jour de fête pour souligner leur ascendance mexicaine. Cela aurait pu être le jour de l'indépendance du Mexique, le 16 Septembre 1810, mais la date étant trop proche de la rentrée des classes, ils ont alors préféré cette date du 5 mai.
Aujourd'hui, pour beaucoup de communautés Mexicaines/Américaines, le Cinco de Mayo est une manière importante d'honorer l'héritage Mexicain...et à vrai dire peu d'Américains connaissent la vraie histoire de Cinco de Mayo. Et ce jour-là, on pense surtout à faire la fête, de la même manière que les non-irlandais fêtent la Saint Patrick, les non-Chinois le Nouvel An chinois, Oktoberfest pour les non germaniques? Ici en Californie, qui rappelons le faisait partie du Mexique jusqu?en 1846, on ne se gêne pas pour organiser un peu partout des fêtes, marquées par la consommation de cuisine mexicaine, de tequila et de bière mexicaines...et si j'ai peu de photos...c'est que ces oir-là, les Margaritas ont eu un effet dévastateur sur moi...
Aloha From Maui...
par Valeried le 21/04/2009 à 7h03
Pour Springbreak, nous nous sommes à nouveau envolés vers Hawaii sur l'île de Maui...
Rien de neuf sous les tropiques, depuis mes posts de l'an dernier...même si, j'ai encore deux ou trois petites choses à raconter...
Aller à Hawaii, et particulièrement à Maui, c?est avoir sous les yeux de nombreux clichés paradisiaques : les couchers de soleil, les plages de sable blanc (ou noir), les tortues sauvages, les fleurs, les fruits, les palmiers, le snorkeling, le surf, les cocktails, les bons restaurants, le Ukulele, les chemises hawaiiennes?
Et puis Hawaii, c'est aussi une cuisine extrémement savoureuse et riche de ses influences asiatiques, polynésiennes, portugaises, américaines et locales...
Ici, les Poissons du Pacifique sont de tous les menus. Parfaitement cuisinés et accompagnés de sauces aux fruits tropicaux, de légumes frais et de riz aux noix de Macadamia, ils sont incontournables...
Le Mahimahi est souvent proposé, il a une saveur délicate presque sucrée. Le Ahi est traditionnellement utilisé pour le sashimi et les autres préparations de poisson cru. Le Opah, ou "moonfish", riche et gras, est généralement grillés ou fumés. Le Ono qui signifie "bon à manger" en Hawaiien, est poché...Mais le poisson le plus «famous», pour parler franglais comme ma fille..., c'est le Humuhumunukunukuapuaa? Repeat, please!?
humuhumunukunukuapuaa?
Ce poisson est un des emblèmes de Hawaii. Il est parfois pêché pour sa chair mais surtout pour l'aquariophilie. On le croise facilement quand on nage sous l?eau avec masque et tuba?Eti vous avez une fille fan de High School Musical 2, vous avez surement entendu Sharpey chanter humuhumukunukuapuaa...
Bon, je pourrais aussi vous parler des fruits tropicaux, de la noix de coco et ses bienfaits sur les rides (...), ou encore des Mai Tai, Mojito, Daiquiri, Tequila Sunrise, Margarita...
...mais finalement, je vais vous parler du Ukulele, l'Instrument de musique le plus populaire et omniprésent à Hawaii sur la plage, dans les restaurants, les rues...
...Hawaii ne serait pas Hawaii sans le Ukulele...et pourtant il n?est pas d?origine Hawaiienne...
...Le Ukulele est arrivé en 1879 sur un bateau à Honolulu. Ce sont les immigrants portugais venus des îles de Madère pour travailler la canne à sucre qui, débarquant après quatre mois de voyage sur cette belle île, prirent l?habitude de jouer dans les rues d?un instrument à cordes, connu sous le nom de cavaquiho. Les Hawaiiens furent tout de suite conquis par le son de cet instrument et impressionnés par la vitesse à laquelle les Portugais jouaient. C?est ainsi qu?ils appelèrent l?instrument « ukulele » qui se traduit par "saut de puces".
Petit à petit, les Hawaiens se prirent de passion pour cet instrument portable et facile à jouer. Le roi de l?époque, King David Kalakaua, fut totalement conquis par l?instrument, appris à en jouer et fabriqua son propre ukulele qui devint l?instrument de tout le royaume.
A la fin des années 1800, presque tous les amoureux de la musique Hawaïenne jouaient du ukulele. La popularité de l?instrument s?imposa aussi grâce aux Portugais qui se mirent à fabriquer sur place l?instrument et à donner des leçons.
Dans les années 20, les Waikiki Beachboys qui travaillaient sur les plages et les hôtels de luxe se mirent à chanter leurs chansons hawaïennes en s?accompagnant du ukulele?Le mythe hawaïen s'amplifia...
Aujourd'hui, le ukulele est toujours aussi populaire à Hawaï. De nombreux fabricants de ukulele ont de longs carnet de commandes. Un ukulele de haut de gamme et sur mesure, peut coûter des milliers de dollars...mais on en trouve aussi pour les touristes à 10 dollars ! Ringard le ukulele , pas vraiment, écoutez !
Si en Californie, je suis toujours stupéfaite et amusée de voir à quel point les hommes de tout âge aiment porter la chemise Hawaiienne quand ils sortent, ici évidemment, on trouve ça un peu plus normal..J. D'ailleurs, cette année, je me suis même acheter une petite robe chez Tommy Bahama...
Hawaii ne vit que de son tourisme...et le tourisme à Hawaii est en chute libre...crise Américaine oblige...
Même si Obama, natif de l'île de Ohau, a tenté de relancer le tourisme en venant deux foix fois sur l'île depuis, son élection...
...Bon les vacances sont finies, retour en Californie...et ses 38° c...
Southern California, the place to be!
par Valeried le 07/04/2009 à 17h44
Il y a bien longtemps que je n?ai pas écrit (...) mais tout va bien (merci pour vos petits mots)...et nos Aventures Californiennes continuent...mais peut-être avais-je un peu moins l'envie de raconter, ce qui est devenu au fil du temps, notre quotidien.
Quand j?ai commencé à écrire ce blog en Mars 2007, c?était pour répondre à un besoin fort de décrire tout ce que je découvrais, tout ce que je voyais, tout ce qui m?étonnait? Ma tête était tellement pleine d'images qu'il me fallait partager...
Aujourd?hui, même si je reste dans l?étonnement ou l?émerveillement, ces Aventures Californiennes sont devenues notre "routine"?
Alors parfois quand j'écris, je me sens un peu décalée, j'ai l'impression d'être trop positive, de ne montrer qu'une vision des choses, d'être trop comme-ci et pas assez comme-ça. J'aime l'endroit où je vis, alors je ne vois que les bons côtés...mais finalement, un blog n'est pas un traité de sociologie, c'est tout juste un journal de bord.
Je me suis rendue compte aussi que j'avais tendance à tout comparer avec la France, ce qui n'est pas forcément une chose à faire, même si on n'y échappe pas. Les Etats-Unis ne sont pas la France et la France n?est pas les Etats-Unis. Aucun de ces deux pays n'est meilleur que l'autre, ils sont juste différents.
Il est vrai que pour moi : "Southern California is the place to be". Elle l'est parce que vivre en Californie était un rêve qui remonte à une vingtaine d?années. Un rêve que j'ai parfois abandonné, mais que j'ai toujours gardé au fond de moi...et il aura fallu attendre plus de quinze années, pour qu'un beau jour ce rêve puisse se réaliser...
Je reçois de nombreux mails de lecteurs de "7 à 77 ans " qui me disent combien ils rêvent de vivre ce que je vis et me demandent des conseils, voire des combines? Je n'ai hélas pas vraiment de conseils à donner, si ce n'est de croire en ses rêves et s'ouvrir à toutes les opportunités....
If you dream it, you can do it.
Les Etats-Unis ont la réputation d?ouvrir leur frontière à tous, pourtant, on ne peut pas espérer partir du jour au lendemain pour s'installer sous le soleil californien. En effet, cela peut prendre quelques années.? Il faut d'abord trouver un visa. Il y a pléthores de sites, plus ou moins officiels, qui vous détailleront en long et en large, quel visa demander et comment l'obtenir.... Les visas les "plus faciles" à obtenir sont les visas non-immigrants : B1, J, E3, L, J... mais ses visas sont obtenus pour une durée précise et pour des situations bien particulières. Quant aux visas immigrants, ils ne sont obtenus que si vous êtes sponsorisés par de la famille américaine ou par une entreprise Américaine...
L?essentiel des expatriés que je connais ici, sont arrivés avec un visa non-immigrant, bien souvent de type "L". C'est à dire que c'est une entreprise française, pour laquelle ils travaillaient en France, qui les a envoyée travailler dans une de leur compagnie installée aux US. Environ 90 % de cela repartent en France au bout de 3 ou 5 ans, et un petit pourcentage réussit à obtenir une green-card et peuvent rester ici.
Il y a aussi ceux, plus aventuriers, qui sont venus ici avec un visa entrepreneur, un solide dossier de création d?entreprise et d'emplois et surtout avec beaucoup de dollars en poche. Certains de ces entrepreneurs ont fait fortune, mais la plupart repartent en ayant cependant vécu une superbe expérience. Et puis, il y aussi les visas étudiants, les visas au pair?.et aussi du côté des visas immigrants, ceux qui ce sont installés ici pour toujours parce qu'ils ont épousé un citoyen Américain ;-)... Bref on peut toujours trouver un visa si l'on cherche bien, mais il faudra être patient et surtout ne pas se décourager, car la chasse aux visas est un long parcours du combattant et d'autant plus aujourd'hui avec la crise économique qui frappe si fortement les Etats-Unis.
Le visa en poche, tout n'est pas gagné non plus... Quitter son pays, embarquer sa petite famille ou son conjoint, n?est pas aussi simple que ça. Il faut vraiment le vouloir et être prêt à renoncer à beaucoup de choses, à être humble, à être prêt à repartir à zéro, à abandonner une partie de sa famille, ses amis, ses attaches, ses points de repêre... Il faut aussi être prêt à vivre dans l'instant présent, en oubliant le passé et peut-être le futur, car rien n'est plus incertain que la vie dans un pays qui n'est pas le votre?
Mais je mentirais si je ne disais pas que partir c?est aussi avoir l?impression de vivre plus? Oui c?est une chance de vivre à l?étranger, ici ou ailleurs?. Une chance de pouvoir s?ouvrir à un monde nouveau, de fuir l?ennui,et la routine et finalement de renaître un peu chaque jour?
?Partir, c?est mourir un peu, mais rester, c?est crever doucement....? disait Gilles Veber
Voilà, je suis revenue avec un petit post de transition, un petit post en réponse à tous ceux qui croient en l'"American dream" et qui ont bien raison?.Même si je n?ai pas vraiment répondu aux questions que l'on me pose, je crois vraiment que la seule chose à dire, c'est qu'il faut croire en ses rêves, même s'il semble impossible de pouvoir les réaliser dans l'instant présent....
Et pour "fêter mon retour", une petite recette que m'a donnée une maman d'origine New-Zealandaise lors d'une fête internationale à l'école d'Apolline "Friends around the world". Pavlovla, qui n'est ni plus ni moins qu'une meringue, mais avec un intérieur marshmallow et des fruits...Yummy!
Pavlova
4 blancs d'oeufs
200 (1 cup) grammes de sucre
1 cuillère à café de vinaigre blanc
1 / 2 cuillère à soupe de maizena / cornstach
Crême fouettée :
1 tasse (240 ml) de crème épaisse
1 1 / 2 cuillères à soupe (20 grammes) de sucre
1 / 2 cuillère à café d'extrait de vanille pure
Les fruits frais que vous aimez - kiwi, fraises, framboises, mûres, fruits de la passion, pêches, ananas...
Dans un bol, battre les blancs d'?ufs en neige jusqu'à ce qu?ils fassent des « pics mous ». Ajouter le sucre, une cuillerée à la fois, et continuer de battre jusqu'à ce que le sucre ne fasse plus de grains. Arroser doucement de vinaigre et de fécule de maïs sur le dessus des blancs, et mélanger doucement avec une spatule de caoutchouc.
Etaler doucement les blancs sur l'intérieur d'un cercle tracé sur du papier sulfurisé, lisser les bords, en s'assurant que les bords de la meringue sont légèrement plus élevés que le centre.
Cuire pendant 1 heure 15 minutes, ou jusqu'à ce que l'extérieur soit sec et prenne une couleur crème très pâle. Éteindre le four, laisser la porte légèrement entrouverte, et laissez refroidir la meringue dans le four. (L'extérieur de la meringue doit être ferme au toucher, mais en refroidissant, vous aurez un peu de fissures, et vous verrez que l'intérieur est comme du marshmallow.) Juste avant de servir, placer délicatement la meringue sur un plat.
Battre la crème épaisse, le sucre et la vanille avec votre batteur électrique jusqu'à formation de pics mous. Sucrez avec le sucre et la vanille. Mettre doucement la crème fouettée dans le centre de la meringue. Disposez les fruits au-dessus de la crème. Servir immédiatement.
...et pour finir un petit clin d'oeil, pour vous montrer à quoi je joue quand je n'écris pas sur mon blog !
Milk...
par Valeried le 02/02/2009 à 8h29
Je parle rarement des films qui sortent aux US, car finalement ils se retrouvent bien souvent en même temps sur les écrans Européens. Pourtant, j?aimerais parler d?un film qui m?a relativement marquée et qui montre formidablement un combat particulier que les Californiens ont mené pour la liberté des hommes, et plus particulièrement le droit et la liberté de vivre normalement des homosexuels. Il s?agit du film « Milk ».
Milk est un film biographique qui raconte comment Harvey Milk, homosexuel d?une quarantaine d?années, a décidé de se lancer dans les années 70, dans un combat politique pour la liberté des homosexuels. Le film décrit les huit dernières années de la vie de Harvey Milk à San Francisco, quand il est venu s'y installer en 70 dans Castro Street pour ouvrir un magasin de photos le « Castro Camera ». Un lieu qui est devenu rapidement un point de ralliement des militants gays.
Le castro camera à San Francisco
Dans les années 70, les préjugés et la violence contre les homosexuels sont courants, notamment dans l?Est des US. Il est alors interdit de servir des boissons alcoolisées aux homosexuels et les descentes de police dans les bars suspectés d'être fréquentés par les homosexuels étaient monnaie courante aux États-Unis. La discrimation des homosexuels est à son apogée avec les émeutes de stonewall à New York, le 27 Juin 1969 au Stonewall Inn, un bar gay de NY. Là 3000 gays vont affronter, pendant trois jours, 400 policiers armés venus pour y faire une descente. La société Américaine, puritaine et chrétienne rejetait grandement les homosexuels, en les faisant bien souvent passer pour des malades ou des envoyés du diable?
Les émeutes de Stonewall en 1969 à NY
C?est dans ce climat, qu?Harvey Milk s?est lancé tête baissée dans la politique pour lutter contre la discrimination envers les gays et pour la reconnaissance de leurs droits de vivre normalement. Il s?est alors présenté à la mairie de San Francisco pour être élu « supervisor », en quelque sorte un poste de conseiller municipal. Il s'y prendra à quatre reprises avant d'être finalement élu en 1977. Menacé de mort dès le début de sa vie publique, il se servira de sa propre insécurité, de celle des gays et même des autres minorités, pour répandre son message de tolérance et chercher à faire avancer l'Amérique.
Très vite il aura un pouvoir au delà de la ville de San Francisco et pilotera l'offensive californienne contre un projet de loi autorisant la discrimination des professeurs homosexuels dans les écoles : La Proposition 6. Il se rend compte alors que cette lutte représente un pivot pour se lancer dans un combat plus large des droits des homosexuels. Trois semaines après avoir remporté cette bataille, le 27 novembre 1978, Harvey Milk et le Maire de San Francisco, George Moscone, qui épaula le mouvement gay, sont assassinés dans la mairie par un conseiller homophobe : Dan White.
Dan White, le conseiller hompphobe qui les tua, fut condamné à seulement 7 ans de prison, ce qui déclencha dans la ville, et en particulier au sein de la communauté gay de San Francisco, de violentes émeutes connues sous le nom de « White Night Riots ». White ne purgea que 5 ans et fut libéré sur parole. Il se suicida le 21 octobre 1985.
Harvey Milk, par son courage a changé la vie de nombreux homosexuels qui ont pu enfin afficher leur différence sans être jugé et surtout martyrisé... Sa victoire n'a pas été seulement une victoire pour les droits des homosexuels mais aussi pour le droit à la liberté. Si l'homosexualité est relativement plus accepté par la société Américaine, pourtant aujourd?hui, 30 ans après l'assassinat de Milk. Harvey, ce film sonne comme un écho après l'approbation de la proposition 8 en novembre dernier en Californie. Une proposition qui refuse à nouveau d'accorder l'égalité des droits à tous leurs citoyens.
Dans ce fim de Gus Van San, J'ai beaucoup aimé Sean Penn, mais aussi l'excellent usage des archives qui inclus de nombreux reportages de l?époque et qui nous montre la lutte féroce que les homosexuels ont dû traverser au fil des années pour avoir un peu de respect. C'est un fim très puissant et quoique l'on en pense.
Le film est sorti aux États-Unis en avant-première à San Francisco en octobre 2008, puis dans tous les États le 26 novembre 2008, la veille du trentième anniversaire de l'assassinat du maire de san francisco, George Moscone et Harvey Milk. . A la sortie du film, une proposition de loi a été faite pour que tous les 22 mai soit célébré le "Harvey Milk Day". Les courants religieux et les partisans de la famille "stricte" se sont alors mobilisés fortement contre cette journée...
Milk a récolté sans surprise 8 nominations aux prochains Oscars mais vu la sensibilité du sujet, seuls peut-être les statuettes de meilleur acteur (Sean Penn) et meilleurs seconds rôles (James Franco et Josh Brolin) pourraient être remportés. Un film à voir, un document très humain qui touche au plus premier et au plus important des besoins : celui de donner de l'espoir. HOPE!
Le film sortira en France le 4 mars 2009
Obama Snapshot
par Valeried le 20/01/2009 à 16h47
...bon on ne parle que de lui, et là où que vous soyez les médias vous diront tout...Mais peut-être n'êtes vous pas envahis par ce genre de "commercials" qui me font vraiment sourire...



























































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