The job
le 18/11/2008 à 20h29
- Habilles-toi, mon c?ur, c'est l'heure d'y aller.
La femme ferme la porte d'entrée et regarde les enfants monter dans le school bus par la fenêtre.
- J'arrive pas à faire mon noeud. Il me sert trop.... Tu crois que ça serait une erreur de ne pas la porter, cette putain de cravate ?
Le mari gémit dans la salle de bain. Il est 8h à Washington, 30 degrés farenheit (soit un petit -2°c).
- On en a déjà parlé hier, lui crie-t-elle en se servant sa troisième tasse de café noir de la matinée. Dans ta situation, le mieux, c'est de la garder. (Un point c'est tout, rajoute-t-elle à voix basse).
Encore en caleçon, l'homme débarque dans la cuisine, évite la table centrale en marbre et se plante face à la machine à café.
- J'y arrive pas. Tu peux me le faire ?
Essuyant ses lèvres, elle pose la tasse et regarde celui qu'elle a épousé pour le meilleur et pour le pire il y a vingt ans. Elle lui sourit chaleureusement. Sur son visage de mi-quadragénaire, elle peut caresser, en quelques secondes, les principaux évènements de leur vie commune. Cette ride au-dessus du front est apparue à la naissance des jumeaux. Les premiers cheveux blancs célèbrent sa promotion au rang de directeur financier et le salaire à six chiffres. Les épaules un peu affaissées de l'ancien coureur de fond universitaire portent le poids (le fardeau, lui répète-t-il), des plans sociaux qu'il a dû négocier.
- Chérie, je suis à la bourre, là... Il faut que tu m'aides...
Au son de la voix grave, elle remonte vers sa bouche. Dents alignées, éclatantes, lèvres pleines, un bel homme, assurément, doté d'un sourire de gagnant.
Alors, elle s'approche de son col et noue de ses mains entretenues de femme au foyer la cravate en soie aux reflets bleutés. A la fin de l'opération, comme tous les jours depuis trois semaines, elle laisse glisser ses doigts sur la chemise immaculée, repassée de la veille. "C'est mon gri-gri pour la prochaine heure", lui dit-il. Elle sait bien où se logent les superstitions des sportifs et ne saurait l'en priver.
Puis elle l'embrasse avec douceur. Et elle le voit prendre son attaché-case et franchir le seuil de la maison à 1,3 million de dollars. Elle referme la porte et le regarde s'éloigner sur le trottoir.
Vingt minutes plus tard...
La chanson du jour : "Abesses" de Birdy Nam Nam
Et la liste des "attributs de l'homme d'affaires"
- la montre (grosse, avec des tas de boutons ronds...)
- la poignée de main (franche, avec des tas de doigts)
- le Blackberry (noir, avec des tas de mails)
(maintenant, à vous de jouer)
Noms de code (la dernière lettre de Bush)
le 16/11/2008 à 2h05
Mon très cher Angler,
Je profite d'avoir cinq minutes tandis que Tempo fait les cartons pour t'écrire une petite bafouille. Je vais te raconter à toi, puisqu'aucun journaliste ne me demande plus rien, ce qui s'est vraiment passé le jour où j'ai accueilli le futur président à la maison.
Si tu ne comprends pas tout dans les noms, t'étonnes pas... J'ai mis les noms de code que leur a donné notre Secret service. Et après, je t'ai fait une liste avec les vrais noms...
Papa venait de repartir au Texas quand Renegade est entré. C'est dingue comme il est moins noir en vrai qu'à la télé. Tout de suite, je lui ai dit un truc qui me tracassait depuis un bout de temps. Est-ce qu'il était plus grand que moi ? J'ai demandé à un général cinq étoiles de venir, on s'est mis dos à dos, et le galonné a regardé. Bon, match nul. N'empêche que, quand j'étais contre lui j'ai senti une drôle de chaleur parcourir mon corps. Je me suis dit : "c'est un sorcier, ce mec, il pourrait me marabouter "... Je comprends mieux le nom de code qu'il lui ont donné, les gars du Secret service.
Renegade, en fait, c'est le surnom de Clint Eastwood dans le film "l'Homme des hautes plaines". Le gars seul, le maverick, le vrai, c'était lui. Pour faire sympa, je lui ai dit : "La comète apparue il y a quatre ans s'est transformé en étoile". Il avait pas l'air de comprendre. Alors, sa Renaissance, qui a une mémoire de dingue, lui a chuchoté à l'oreille que c'était un poème que j'avais écrit quand j'étais gamin.
Il a hoché de la tête et il a simplement dit : "yes we can".
Et j'ai regardé Renaissance en souriant... Sacré bout de bonne femme, celle-là. Pas comme ma Tempo qui ressemble de plus en plus à ma mère. Je voudrais pas être dur mais elle garde son soutien-gorge au lit. J'avais fait acheté du Victoria's Secret par Colin Powell. Elle a même pas ouvert la boîte.
Tout d'un coup, j'ai eu l'idée de faire le jeu de la taille avec elle. Renaissance. Et puis non. Tu te rappelle comme j'avais fait la taille avec le mari de la présidente d'Angleterre ? Qu'est-ce qu'on s'était marré avec ses blagues de Pakis de son pays quand je suis allé chez eux...
Enfin bon, le temps que Rosebud et Radiance jouent avec Barney (mon chien, tu te rappelles quand il avait mangé tes faux des armes soit-disant planquées en Irak ?), bref, pendant que Barney leur montrait leur chambre, on a parlé boutique, gros sous, la crise... Mais je peux te dire qu'il m'a assez vite ennuyé avec ses chiffres. Je commençais à m'assoupir... Et puis finalement.
Tu connais la meilleure ? Il m'a lâché qu'il voulait mettre mettre Evergreen au secrétariat d'Etat... A la place de ma Condi, quelle drôle d'idée... Il a fait une drôle de tête, il a dit que c'était lui le chef dans deux mois. Et qu'il faisait comme il voulait. Il a encore dit : "yes we can". Après, il a ri.
Alors, je lui ai dit : "mon garçon, fais gaffe, la féministe, elle fait bien comme casse-noisettes dans les boutiques à 1 dollar de New York. Mais si tu la remets dans le jeu, elle va te bouffer le slip". Bon, là, il a pas ri.
Décidément en grande forme, j'ai ajouté qu'en plus de son Eagle lors les déplacements à l'étranger, elle devrait fourrer dans ses bagages le petit gars qui dégaine plus vite que son ombre, le frenchy, là... Dominique Strauss-Kahn. Gardez vos filles, le duo arrive...
C'est à ce moment-là que Celtic est entré dans la pièce. Content de lui, comme d'habitude, le hâlé du Delaware. Là, il ne se tenait plus. Purée, son sourire éclairait tout. Il portait un tee-shirt de l'équipe de Boston, c'était le grand n'importe quoi. Aux cochons, le protocole, il se croyait déjà chez lui. Derrière, il y avait sa femme qui sautillait tout le temps. Un vrai lapin Duracell, comme dans les meetings. "Capri, c'est fini !" , qu'il lui a dit le grand blanc avec les chaussures noires.
Et puis j'ai entendu un bruit de moteur qui arrivait du couloir. En me retournant dans le bureau ovale, j'ai vu débouler le Driller en snow-board aménagé. Il a fait un dérapage contrôlé et il a freiné en salopant le tapis avec l'aigle et les rameaux d'olivier dessus. Et puis je vois la Denali qui saute de l'engin, me fait un clin d'oeil et qui me claque la bise.
"A l'Européenne", qu'elle me dit Denali. Quoi ? J'avais rien compris... Qu'est-ce que c'est "l'européenne" ? Et elle commence à baragouiner un truc en mangeant ses fins de phrases. Soit-disant qu'il y a un mec, super important, un certain Berlu-quelque chose qui veut l'embaucher dans un show télé chez lui, un pays en "I". Elle veut profiter de son nouveau passeport, voyager, se représenter en 2012 c'est de la blague, elle a décidé de se relancer dans le cinéma...
En fait, j'ai pas tout entendu parce qu'il y avait toute sa marmaille qui gueulait... Bristol et son copain se bécôtaient, les Track, Willow, ils jouaient avec le bouton rouge sur le bureau... Pipper remettait en place les cheveux de Trig avec la salive... Et je repensais aux gars du secret service qui disaiet qu'il y avait pas besoin de nom de code, ça suffisait leur prénom...
Ca devenait vraiment le foutoir mon bureau ovale... C'était l'Alaska Barnum...Tout le monde parlait, on aurait dit un bar du Texas un soir d'élection de miss rodéo. Justement, voilà t'y pas que Phoenix s'amène avec sa Parasol. Elle a ouvert la glacière bleue, a sorti les bières et on m'a refilé une Bud. Jt'e jure, mon vieil Angler, j'y comprenais encore moins que les histoires de subprimes... Ils avaient tous heureux, ils parlaient tous "d'espoir", du "reste du monde"... Je te raconterai la suite plus tard, il faut que je téléphone à maman pour voir si papa est bien arrivé à l'aéroport.
Ton Trailblazer qui te hug
Par ordre d'apparition
Angler : Dick Cheney
Tempo : Laura Bush
Renegade : Barack Obama
Renaissance : Michelle Obama
Radiance : Malia Obama
Rosebud : Sasha
Evergreen : Hillary Clinton
Eagle : Bill Clinton
Celtic : Joe Biden
Capri : Jill Biden
Driller : Todd Palin.
Denali : Sarah Palin
Phoenix : John McCain
Parasol : Cindy McCain
Trailblazer : George W Bush
Et une parodie amateur mais bien des James Bond
La chanson du jour : The Avalanches chantent "Frontier psychiatric".
Et la liste des "surnoms"
- Riton : Henri Leconte (jet-setteur aux cheveux longs (ex joueur de tennis))
- Serre-la-louche : Jacques Chirac (chatelain à Bity (ex président du RPR))
- Le Pelé blanc : Zico (ex footballeur (demi-frère de Raï, (ex joueur du PSG)))
(maintenant, à vous de jouer)
Les enfants de la Maison blanche
le 13/11/2008 à 16h32
Dans la série "les à-côtés du pouvoir", je demande (après les animaux), les enfants de la Maison Blanche.
Allons droit au but. Si Barney - le chien des Bush- a donné du fil à retordre un journaliste (tout ça pour placer un jeu de mots pourri), la petite famille Obama a bien du souci dans son prochain déménagement à DC. Elle doit trouver une école pour ses deux filles.
Et là, c'est le dilemme. Car Barack est démocrate. Il soutient l'école publique. Dans l'idéal. Sauf que les dites écoles publiques de Washington ont un niveau -comment dire- jugé proche du néant par tous les observateurs. De l'argent est même offert à des élèves pour y aller.
Alors Malia (10 ans) et Sasha (7 ans) vont rejoindre une école privée (autour de 25 000 dollars par an et par enfant).
Pour éviter toute polémique, même l'élue de DC chargée de remettre de l'ordre dans ces écuries d'Augias de l'éducation, a déclaré que c'était normal. Et qu'il n'y avait aucune raison de polémiquer sur le sujet.
Mais une autre question me tracasse : élevées dans ce temple du pouvoir, quel exemple suivront les filles Obama ?
Celui d'Alice, la fille de Théodore Roosevelt ? Débarqué à 17 ans à la Maison blanche, elle fumait en public, amenait des serpents dans les soirées et jouait au poker. Son père aurait lancé qu'il pouvait être président ou contrôler Alice mais ne pas réussir les deux.
Seront-elles grondées comme la jeune Amy Carter qui lisait paisiblement "Charlie et la chocolaterie" durant les dîners officiels ? Et à qui un sénateur patelin lui demanda de manger ses épinards ? Ou protégées comme Chelsea Clinton qui a grandi sous les yeux de l'amérique pendant huit ans ?
En cherchant du côté français, je vois peu d'enfant à l'Elysée. Il y aurait bien eu Mazarine Pingeot... Il y avait le petit Louis... Et c'est tout.
D'ailleurs, il y a deux ans, France 2 osait un objet feuilletonesque non identifié avec "l'état de Grace". Ou comment une femme devenait présidente de la République et avait même un enfant. Bien essayé mais un tantinet cucul la praline. Résultat, un bide niveau audience mais une bande annonce improbable.
La chanson du jour : Miriam Mabeka (surtout connue pour "Pata Pata"), chante la "click song", en hommage au langage de son peuple, les Bushmen.
Et la liste des "enfants célèbres"
- L'horripilante Shirley Temple
- Les très 70's Arnold et Willy (surtout pour le générique dont j'avais oublié les paroles)
- Le sidéral Jordi
(maintenant, à vous de jouer).
Chelsea Clinton on Lewinsky scandal.
le 13/11/2008 à 1h29
jh partagerait appartement...
le 10/11/2008 à 19h45
Obama a été élu. A priori, vous êtes au courant. La nuit fut belle, la semaine folle, l'espérance au bord de toutes les lèvres. Amen.
Maintenant commencent les ennuis. Pas les histoires de chômage, de crise financière, de relations nord-sud. Non, les vrais problèmes. Les blocages. Comme les monstrueux bouchons automobiles que va provoquer l'investiture du nouveau président dans un peu plus de deux mois. C'est le Washington Post d'hier, qui a mis le doigt sur le hic.
Ce 20 janvier 2009, plus d'1,5 million de personnes devraient assister à la cérémonie. autant dire qu'une marée humaine va déferler sur notre petite ville, capitale certes, mais si tranquille. Presque provinciale. Et ce tsunami démocrate va vouloir se loger. Or, tous les hôtels de DC et d'ailleurs (Le nord de la Virginie, le Maryland) sont réservés depuis belle lurette. Il faut désormais débourser 20 000 dollars la nuit au bas mot (je ne suis pas mécontent de celle-là) pour voir le nouveau résident de la Maison blanche.
Reste une autre solution pour les amateurs de moments historiques. Sous-louer une maison, un appartement, une chambre, un matelas, 2 mètres carrés au sol...
Ah là, je vous vois venir... "Eh Yibus, grand dadais pédant, n'y aurait-il pas quelques sesterces à se faire dans l'affaire ?", vous vous dîtes.
Ce à quoi je répondrais : "si fait, messire". Sauf que je suis bien embêté. Qui aura le privilège de louer 1000 dollars par nuit la cellule qui jouxte la chaudière dans notre sous-sol ? De jeune s étudiantes de UCLA, spécialité basket et blondeur assortie ? Une mère de famille à chignon et lunettes en provenance d'Alaska ? Qui choisir ?
En attendant la réponse dans un prochain billet, voici quelques idées de questions à poser, tirées de "Petits meurtres entre amis" (et affligées d'une calamiteuse VF).
La chanson du jour : Chris Garneau reprend "between the bars" d'Elliott Smith.
Et la liste des "colocataires à problèmes"
- Les fourmis dans le pain de mie de la misérable chambre de bonne odieusement louée par des cousins dans le 8ème arrondissement parisien (Thénardier, va !).
- Frédéric B. (lors de nos études de journalisme, nous logions dans un petit 88m2 de la riante Strasbourg... Nos condisciples nous surnommaient "les monstres du boulevard de la Marne" pour des raisons que seules les jeunes femmes entrées -et jamais sorties- de l'appartement connaissent).
(maintenant, à vous de jouer)
#42.3 - Chris Garneau - Between the bars
le 10/11/2008 à 19h26
#42.3 - Chris Garneau - Between the bars
Video sent by lablogotheque
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We took Chris Garneau in a noisy and living Parisian bar. He sat at the piano, and played as he was all alone. It was soft and beautiful.
Here, he plays a cover of the song 'Between the bars' by Elliott Smith.
http://www.takeawayshows.com
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Nous avons mis Chris Garneau face à un piano, dos à un bar bruyant, vivant. Il semblait jouer pour lui seul, prendre le temps de faire éclore, lentement, ses balades. C'était intime, paradoxal, et beau.
Ici, une reprise de la chanson 'Between the bars' d'Elliott Smith.
http://www.concertsaemporter.com
Rencontre du troisième type
le 08/11/2008 à 15h27
Maintenant qu'Obama est élu, tout est possible. Ce blog va aller vers sa vocation d'origine, dire le beau et le vrai. Première opération vérité aujourd'hui.
Je n'ai jamais aimé Anderson Cooper. Je sais, c'est mal de dire ça d'un des journalistes les plus adulés de la télé américaine. Le jeune homme est reporter à CNN, porte la quarantaine très élégante, le cheveu gris et ras, bien rasé, front dégagé et ventre plat. A tous les coups, il a même les yeux bleus.
Circonstance aggravante, il ne se contente pas de changer de cravate (sur chemise blanche) chaque jour. Souvent, il la jette aux crocodiles pour se lancer dans des périples pas possibles d'où il tire des reportages impressionnants.
Genre, lors du "super mardi" des primaires ; la veille, assassinat de Bénazir Bhutto, il est au Pakistan. Et le soir, de retour sur le plateau de CNN. "Trop fort... Lol", je pourrais ajouter sur mon Skyblog.
Il me fatigue avec son sempiternel front plissé qu'il recueille les impressions d'un survivant de Tsunami ou des consultants politiques sur le dernier sondage. Cet air très impliqué, dont le sourire est plus rare qu'un jour sans gaffe de "Sarahcuda". Son côté "je suis toujours sur le coup et regardez comme je suis professionnel" m'a causé d'odieuses migraines.
Bref, ce gars-là est trop beau pour être journaliste.
Vous allez dire : "ça y est... Yibus est encore jaloux parce qu'Anderson ne l'a pas invité à sa dernière pizza-party". C'est vrai. Il n'empêche.
L'autre soir, Anderson a fait plus fort encore. Il a interviewé Will I am. Le chanteur qui a fait cette vidéo pour soutenir Obama durant la campagne. Banal. Sauf que le chanteur était à Chicago et que c'était son hologramme qui était sur le plateau de CNN. Un hologramme ? Comme dans une séquence de "la guerre des étoiles" que je n'ai -toujours- pas vu (mais j'ai rattrapé le temps perdu en visionnant le premier épisode d'Indiana Jones). Le chanteur est dans une pièce, capté par 25 caméras. Le reste est de la magie.
AC avec Will I am, c'était l'androïde en face de l'hologramme. La rencontre du troisième type. Il paraît même que si Anderson s'était avancé vers l'hologramme, s'il l'avait traversé (l'horreur, non ?), on aurait vu des petits bout d'AC mélangés à des petits bouts du chanteur.
Et c'est alors que le quart de sourire esquissé d'AC au début de l'interview, m'a fait fondre. Je l'avoue, j'ai compris que ce journaliste n'était pas de glace, qu'il avait un coeur. AC, si tu m'écoutes, viens chez nous, on fait un petit barbecue ce soir. Le temps est clément (un léger 21°C). J'ai nettoyé les feuilles mortes qui encombraient la pelouse. On boira une bière, je te préparerai du saumon mariné.
A l'occasion, je te présenterai l'amoureux de la formidable voisine. J'ai hâte de voir ta réaction. C'est ton clone.
La chanson du jour : Sensational Alex band chante "framed" (1974).
Et la liste des "robots humains"
- Les frères Bogdanoff (en plus, ils sont deux)
- Laurence Ferrari (en plus, elle est blonde)
- Harry Roselmack (en plus, il est chauve)
(maintenant, à vous de jouer)
Kate Moss hologram
le 06/11/2008 à 20h29
CNN Hologram TV First
le 06/11/2008 à 20h29
Hymne à la joie
le 06/11/2008 à 15h29
En politique comme en pas mal de choses, d'ailleurs, tout dépend du point de vue. Et bien l'hymne national, c'est pas mieux. Hier (ou plutôt avant hier), bouark, c'était la busherie, l'impérialisme et faucons et compagnie (des "monstres", écrivait encore hier Paul Krugman, le néo-nobélisé d'économie dans le NY Times).
C'était la scie (bien fidèle) des Jeux Olympiques, main sur le c?ur, regard embué... Sans aller jusqu'à siffler, bon, quand même, hein, je reste avachi dans le canapé au moment des hymnes vainqueurs... Vaguement distant.
Et puis, depuis l'autre soir, précisément ce 4 novembre (Stone filmera-t-il un jour ce qui est "né un 4 novembre" ?), un espoir est apparu (Un président noir nous est donné ??, Euh, non, fini, le messianisme, hein, vous avez vu la sobriété du discours de Chicago, le garçon est conscient de la difficulté du job)...
Alors, j'ai eu bigrement envie d'écouter le "star splanged banner", la chanson du jour, dans les versions de Jimi Hendrix, à Woodstock (1969) et de Marvin Gaye (1983).
Parce que Obama, il a quand même dû franchir une sacrée barrière étoilée pour en arriver là.
Et la liste des "où étais-tu quand..." ?
- Claude François est mort (dans la salle-à-manger de la maison parentale).
- Le 11 septembre (message sur le répondeur de madame qui était au travail, moi à la maison, nous pas de télévision, je file en louer une dans un magasin à Lyon).
- Barack Obama est élu président (chez nous en compagnie de la formidable voisine... Réponse du grand le lendemain quand je lui dis qui est élu : "je m'en doutais...").
(maintenant, à vous de jouer).
Les grandes dates de l'histoire américaine
le 05/11/2008 à 8h05
1492
Un navigateur génois découvre l'Amérique.
1969
Un astronaute américain marche sur la lune.
2008
Un noir entre à la Maison blanche.













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