La table est mise!
par 1GAE le 13/03/2010 à 1h42

Le blog se met en mode sakura pour environ 1 mois. Les bourgeons ne sont pas encore apparus, du moins dans mon secteur, mais c?est une question de jours à ce stade-ci. Je vous garderai au courant de tout développement, sans faute! D?ici là, préparez-vous à une surdose de produits sakura. Ça promet une fois de plus!
Un gars fou de zaru soba!
par 1GAE le 11/03/2010 à 2h01

"Suki kirai ga ooi". Voilà le sobriquet qu?on donne aux gens qui font leur difficile lorsqu?il est question de bouffe. Ceux qui me connaissent savent que je suis de cette catégorie. J?ai quand même fait des progrès dans la matière depuis que je suis au Japon. Mais ça restera toujours compliqué!
Il arrive parfois que je me retrouve dans des situations où le choix est limité, où je dois m?esquiver, trouver une ruse quelconque. Les nouilles, c?est généralement "sauf". Par contre, ma première expérience de dégustation de nouilles soba -faites avec de la farine de sarasin, n?avait pas été concluante. On était loin des nouilles ramen par exemple. Bref, un autre plat qui était à éviter. J?en mangeais de temps à autre, mais c?était parce qu?il y a avait "pire".
Puis, je ne sais pas ce qui est arrivé dernièrement. Sans doute un peu las de manger de la viande avec du riz, ou des pâtes italiennes, j?arpentais un supa maketo afin de trouver quelque chose de nouveau pour mon dîner. J?ai aperçu du zaru soba ??? et je me suis dit que c?était le plat parfait pour me changer le goût momentanément. Une fois n?est pas coutume m?étais-je dit?
Ce fut le coup de foudre!
Pour des raisons que j?explique mal, je suis soudainement devenu fou de zaru soba. Du jour au lendemain le soba a ainsi détrôné les nouilles ramen, udon et somen de mon palmarès. J?en mange plus que régulièrement et c?est la première chose que j?essaye de trouver sur le menu si je vais au restaurant. Tout un revirement de situation!
Il paraît que les gens de Nagano attribuent leur longivité du fait qu?ils mangent du soba fréquemment. Voilà exactement l?excuse qu?il me fallait pour en abuser!
Prochaine mission: faire la file à "Yauchi", un endroit à Ichinoe réputé pour son soba.
Tokyo Sky Tree - 2
par 1GAE le 08/03/2010 à 14h22

Voici une photo prise à partir d?un coin perdu à Higashi-Komatsugawa, Edogawa-ku. Tokyo Sky Tree s?impose de plus en plus dans le paysage de Tokyo. Au moment où j?écris ces lignes sa hauteur dépasse les 300 mètres. Initialement je prévoyais faire une vidéo de style time-lapse de la construction de Tokyo Sky Tree à partir de la tour Funabori, mais c?était beaucoup de troubles. En toute honnêteté je n'avais pas le temps. Néanmoins, on peut déjà trouver ce genre de vidéo sur youtube.
Mezurashii!
par 1GAE le 05/03/2010 à 2h42

J?étais à Sangenjaya afin de m?occuper d?un problème, puis en retournant à Shibuya j?ai croisé une machine distributrice. J?ai alors aperçu une canne que je n?avais jamais vue auparavant. J?ai hésité une fraction de seconde, puis j?ai continué ma route en direction de la station. Quelques pas plus loin j?ai plongé ma main dans ma poche afin de vérifier si j?avais la monnaie requise, puis je suis retourné sur les lieux afin de me procurer la dites canne.
Rendu à mon lieu de travail à Shibuya, je l?ai déposé sur mon bureau. Un collègue qui passait par là s?est exclamé "mezurashii"! -hein, c?est rare ça! Tout surpris je lui ai demandé de m?en dire plus sur le sujet. Il m?expliqua que c'était du kombucha, du thé fermenté avec du ume; que 10 ans auparavant ce genre de boisson était largement disponible, mais qu?aujourd?hui sa popularité avait grandement diminuée; que ça avait un goût particulier, du genre on aime ou on n?aime pas, etc... Finalement, il m?a suggéré de garder la canne si jamais je ne comptais pas boire le contenu, car apparemment le kombucha version machine distributrice était rare et recherchée. J?étais un peu sceptique, alors mon collègue a pris la canne et l?a montré aux autres; tout le monde avait l?air ébahit et d?autres "mezurashii" ont fusé dans le bureau.
Alors j?ai décidé de garder ma canne de kombucha! J?ai tenté d?en retrouver une autre et, en effet, ça semble rare. Je n?ai pas fait de recherches approfondies, mais de toutes les machines distributrices que j?ai croisé par la suite, seul un vendait le kombucha et c?était en rupture de stock.
Un gaisensha silencieux
par 1GAE le 02/03/2010 à 2h42

Une trouvaille. Quelque part cachée à Minami-kasai, un gaisensha amputé de ses haut-parleurs et abandonné. En fait, il sert maintenant de remise de fortune. Triste fin pour un véhicule qui naguère défilait fièrement parmi les convois Uyoku dantai, groupes ultra-nationalistes japonais. Ces véhicules peuvent être de couleur blanc, bleu ou olive. Toutefois, ceux de couleur noir attirent le plus l?attention: on les dirait plus menaçants. On retrouve ces groupes marginaux partout au Japon. Je me souviens même d?avoir aperçu un gaisensha diffusant de la musique militaire dans un coin perdu à Kyushu.
Bien que ceux-ci n?ont pas le monopole de la pollution sonore au Japon, leur passage ne passe pas inaperçu. Le ton belliqueux est souvent employé lorsque l?orateur lit les revendications politiques du groupe et il peut cracher son venin à plus de 120 décibels. Je me souviens d?un beau dimanche ensoleillé à Ginza. J?étais à Wako et on pouvait les entendre d?assez loin, de la station Yurakucho?
Voici une vidéo pour vous donner une petite idée. Prise à Shibuya lors du 11 février -jour national. Il y a des démonstrations bien plus impressionantes soit dit en passant. Des convois prennent d?assault les rues de Tokyo et d?autres villes au Japon de temps à autre, habituellement lors de journées ayant un rapport symbolique avec l'histoire du Japon. Peut être que la température avait calmer l?ardeur des militants ce jour-là. J?ai quand même vu plusieurs convois durant la journée sillonnés le quartier avec de la musique militaire.
Initialement je prévoyais prendre une vidéo plus clair du défilé, sauf qu?au moment de leur passage j?ai remarqué des individus louches habillés en complet noir qui se faufillaient parmi la foule et qui semblaient faire de la surveillance. C?était possiblement la police, mais je n?ai pas aimé cela (j?ai entendu des hitoires). J?ai donc emprunté une ruelle jusqu?au Shibuya Crossing, puis j?ai discrètement mis la caméra sur l?édicule qui mène à Hanzomon.
Edogawa Rink
par 1GAE le 25/02/2010 à 14h47

Le Canada a battu la Russie 7 à 3 au hockey. Faute de temps c?est la seule chose que j?ai regardé jusqu?à maintenant des Olympiques d?hiver de Vancouver. Puisque le hockey n?est pas vraiment populaire ici, c?était en redifféré-accéléré. J?ai donc évité de naviguer sur des sites webs de nouvelles ou de sports toute la journée, car je ne voulais pas connaître le pointage final. Bien content du résultat, pour ne pas dire soulagé!
C?était la première fois que j?écoutais une partie d?hockey en japonais. Ça faisait drôle d?entendre les clichés habituels, on voyait que les analyses n?étaient pas trop poussées. L?aspect robustesse du hockey canadien semble par ailleurs "surprendre" un peu les Japonais. J'ai ma petite idée là-dessus du pourquoi, mais je n'irai pas dans les détails aujourd'hui.
Voici une patinoire et une piste de course, pour patins à roues alignées située dans le sud de Mizue, sur le bord de la rivière Edogawa (un peu à l?est de Sports Land, la patinoire de glace). Le long des digues de ce secteur a été complètement réemménagé en 2009. Le résultat final est très joli, encore une fois!
Voici des vidéos que j?ai trouvé sur youtube. Un tour de piste dans un soleil éclatant.
Il y a des compétitions aussi.
Ume 2010
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01

Bien que ça ne soit pas aussi grandiose que le spectacle des sakura fin mars début avril, l?éclosion des abricotiers japonais ?ume, est un moment d?une sobre beauté. Ça met un tout petit peu de couleur dans le paysage, mais c?est surtout un prélude de ce qui nous attend bientôt. On retrouve peu de ces arbres dans les environs; un par ici, un par là. Juste assez pour rappeler que l?hiver n?est pas éternel. L'arbre qui figure sur la photo est situé à côté de la Sakongawa, vers l'est. Ça sent tellement bon lorsque qu'on passe à proximité.
J?ai déjà commencé à planifier mon hanami 2010. Bien des projets sur la table. Je deviens fou de joie juste à y penser!
Plaques d'égout d'Edogawa-ku!
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01
Voici ma petite collection de plaques d?égout que j?ai découvert sur le territoire d?Edogawa-ku lors de mes aventures passées. A noter qu?on retrouve ces ?uvres d?art partout au Japon. Voici un groupe sur Flickr qui propose quantité de photos sur le sujet. C?est vraiment magnifique. Il y en a sûrement d?autres qui se cachent dans mon coin et je compte bien les trouver!
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Un gars à Shibuya! - 3
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01
Après avoir traversé le Shibuya Crossing la foule se disperse en se dirigeant dans plusieurs directions, vers Center Gai en outre. La route située à la droite de ce fameux passage piétonnier mène quant à elle vers les depato (department store) Seibu et Marui. Sur le chemin on retrouve d'autres intersections très achalandées, dont "Inokashira dori iriguchi" qui est située près de Seibu. Du haut de mon lieu de travail j'aime bien observer les mouvements de foules. C'est très impressionnant le weekend, le samedi après-midi notamment. Je peux vous dire que les lumières de circulations des diverses intersections sont étroitement synchronisées, sans quoi ça serait le bordel total.
Un gars à Shibuya! - 2
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01
Shibuya, c'est avant tout cette fameuse intersection qui fascine tant le monde. Le "Shibuya Crossing", comme on l'appelle. Assister à la scène en direct est toute une expérience, surtout un samedi après-midi. Il n'y a pas d'équivalence à Montréal, c'est officiel! Cette foule compacte et immense, quand même disciplinée, qui traverse l'intersection dans toutes les directions avant de faire place à la circulation automobile a de quoi à étonner. Plusieurs lignes de trains alimentent la station Shibuya, troisième en importance à Tokyo. Elles crachent conjointement de leurs bouches d'accès des milliers de personnes. Le flot est incessant. Seul la nuit permet aux dalles de respirer un peu. Je me souviens encore de ma "première traversée" en janvier 2006. Dire qu'un jour j'étais pour travailler à 2 minutes de là.
Puisque les photos et les vidéos du Shibuya Crossing abondent sur le web, j'aimerais aborder le sujet sous un angle différent. A mon avis, il y a deux façons -ou plutôt moments, de traverser cette intersection. La première, c'est pas sorcier; on se fraye un chemin parmi la foule, on attend, on regarde passer les voitures, on jette un coup d'oeil sur la foule qui fait face et aux badauds dans le Starbucks cafe. Puis, lorsque le signal de circulation pour les piéton tourne au bleu on traverse, on charge tout droit devant en évitant les autres. Bon, rien de compliqué sauf qu'il y a beaucoup plus de personnes qu'à l'habitude et ça vient de partout.
La "deuxième expérience" est à mon avis plus intéressante. Pour la vivre, ça prend un timing parfait et il faut sortir à la sortie Hachiko des lignes Yamanote ou Ginza. A cet endrot précis la bouche d'accès menant à la ligne Hanzomon cache la vue de l'intersection même si on y est tout près. Notre regard est donc porté vers le haut, les écrans et les immenses affiches qui ornent les murs des édifices. Difficile de ne pas être captivé par les couleurs. Il faut contourner l'édicule du côté droit puis c'est là que s'opère la magie -à la condition que le moment soit parfait bien entendu. On ne peut pas provoquer l'expérience, attendre, il faut que ça soit naturel et ironiquement, ne pas y penser! Lorsque la foule compacte entame la traversée -même ceux qui sont un peu en arrière sont aspirés, il y a un vide temporaire de quelques secondes seulement qui se crée. Au loin on peut voir deux tsunamis de personnes se croiser, puis la vague atténuée et reconstituée fonce alors sur nous. Ok d'accord c'est songé mon truc, mais je vous assure que c'est assez spéciale, surtout quand on ne s'y attend pas et qu'on est un peu perdu dans la brume. A mon avis, le touriste d'un jour n'aura pas la chance de vivre l'expérience comme telle puisque son attention sera accaparée par plusieurs détails en même temps.
Finalement, un ami japonais m'a un jour demandé pourquoi tant d'étrangers éprouvaient une fascination particulière pour cette intersection. Evidemment, je lui ai expliqué que de voir autant de personnes taverser en même temps et de façon pêle-mêle sans trop de désagrément était un véritable spectacle. Cependant, j'ai ajouté un détail qui a semblé déstabiliser mon interlocuteur. Je lui ai expliqué que la première fois que j'avais assister à la scène, près de la statue Hachiko, j'avais noté un détail complètement surréaliste: le bruit de fond. En effet, en écoutant attentivement je pouvais entendre des "milliers de personnes respirer" en même temps! Bizarrement, je n'ai jamais été capable de revivre cette expérience malgré mes nombreuses tentatives. Mes oreilles se sont sans doutes habituées à Tokyo, la bruyante.
Expérience que je n'ai pas encore accomplie: traverser Shibuya Crossing avec un parapluie! A vrai dire, je n'ose pas. Je préfère la voie souterraine dans ces cas-là.
A suivre...
Un gars à Shibuya! - 1
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01

J'ai entamé la rédaction de ce billet en septembre 2007. En le retravaillant il y a environ un an je l'avais intitulé "Retour à mes premiers amours". La raison pour cela est qu'en janvier 2009 j'étais transféré de nouveau à Shibuya dans le cadre de mon travail.
Les lecteurs de la première heure savent que Shibuya était mon premier lieu de travail à Tokyo. Je me souviens très bien à l'époque, cette frénésie qui s'était emparé de moi à l'annonce du lieu de mon affectation. Puis, avec le temps l'excitation s'était estompé. Et de beaucoup même! Probablement une phase que je traversais. Ensuite, j'ai travaillé à Ebisu pour quelques mois et à Ginza pour un an.
Le retour à Shibuya fut tout un choc; en arpentant le quartier lors du lunch je m'étais senti "vieux" tout d'un coup. Sans blague ça m'a pris un certain temps pour me réhabituer à l'endroit. Je me plaisais bien moi dans l'environnement quadrillé, classique, traditionnel de Ginza! Quand même je me disais qu'un jour j'étais pour publier mon billet sur Shibuya. Mais, un peu paresseux je remettais toujours au lendemain. Sinon d'autres sujets captaient mon attention. Eventuellement je serai transférer ailleurs à Tokyo, mais je ne sais pas quand. C'est donc le temps ou jamais!
L'arrondissement Shibuya-ku est situé dans le sud-ouest de Tokyo. En gros, l'endroit est reconnu comme un centre majeur de la mode au Japon, un carrefour commercial et culturel dont la réputation n'est plus à faire. Il y a aussi plusieurs compagnies TI qui ont pignon dans le coin. Dès qu'on y met les pieds on s'aperçoit très rapidement que ça respire la jeunesse, même si les "salarymen" font aussi partie du paysage. En fait, on trouve pas mal de tout là-bas. La foule dégage une énergie qu'on ne retrouve pas ailleurs dans la ville. Du moins pas de cette ampleur. Des couleurs flamboyantes, partout, surtout l'été, et aussi le bruit omniprésent: camions pubs, protestations lors des weekends, rallye politiques à Hachiko, visites périodiques des gaisensha -véhicules de l'extrême-droite japonaise, employé de McDo qui crie les spéciaux du jour, groupes de musique, nightlife, etc... Notre attention est sollicitée en tout temps. C'est aussi un endroit où on peut retrouver quelques marginaux, malgré qu'il fut un temps où s'était plus marqué je crois. Mais le vrai spectacle, c'est sans contredit la foule.
D'ailleurs, les gens de la haute finance méprisent la foule de Shibuya, prétextant qu'on y retrouve quantité de jeunes impolis et d'ambassadeurs de la déchéance... Bien mal pris puisqu'un de ces messieurs m'a un jour avoué avoir été un habitué de la place pendant ses années universitaires. Passage obligé de la jeunesse japonaise?
A suivre...
Le pilier de béton solitaire
par 1GAE le 25/02/2010 à 10h01

Périodiquement je me posais des questions sur ce pilier de béton: A quoi avait-il servi? Et pourquoi il était toujours là? Visiblement inutile, disons que ça ne fait pas très joli dans le paysage non plus. Quand les autorités ont entamé la construction de la plaza Shinkawa ouest et de la tour Edo hinomiyagura, je me suis dit que finalement cette plaie visuelle serait détruite. Toutefois, au fur et à mesure que les travaux progressaient je constatais malheureusement que rien n?était fait au sujet du pilier.
Puis, lors de la cérémonie d?inauguration dimanche dernier un fascicule fut donné aux invités. J?ai demandé à ma femme de me le traduire. Un petit paragraphe révéla enfin le grand mystère!
Après la Deuxième Guerre mondiale l?économie du Japon pris son envol. De nombreuses petites usines avaient alors pignon le long de la Shinkawa. Toutefois, il y avait des craintes quant au niveau du sol et celui des eaux. Des barrières d?eau ?écluses, furent installées en 1962 afin de contrôler les eaux du canal. Le 5 septembre 1971, à 4:10 du matin plus précisément, la barrière de l?ouest fut ouverte par erreur (la vraie raison n?est pas mentionnée). Ceci causa une inondation et plus de 700 maisons furent endommagées. Le système des écluses devint désuet en 1976 , mais un pilier soutenant la barrière d?eau fut garder en mémoire de l?incident. Sa présence est aussi un rappel constant aux habitants du secteur qu?ils habitent un endroit vulnérable aux inondations.













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